Rénovation énergétique

Le constat

Selon une étude récente, la consommation énergétique moyenne du parc immobilier en France se situe aux alentour de 240kWhep/m²/an (soit la lettre E sur l’étiquette énergétique). 86% des logements ont une note entre D et G… Cela a un coût non négligeable pour les foyers (voir une simple simulation).

Le chauffage représente environ 2/3 de la dépense énergétique d’une habitation traditionnelle. On comprend donc bien qu’il faut isoler ou re-isoler  son logement pour faire des économies d’échelles.

Par contre, rien ne sert de poser des épaisseurs conséquentes d’isolant, si le reste ne suit pas… l’acte de rénovation énergétique doit rester un projet GLOBAL.

N’oublions pas que l’objectif de la rénovation énergétique est de:

  • maîtriser sa consommation d’énergie, et réaliser des économies,
  • améliorer la qualité de l’air intérieur,
  • améliorer le confort thermique en hiver, en luttant contre les ponts thermiques,
  • améliorer le confort d’été, puisque l’isolation protège de la chaleur,
  • préserver le bâtiment en évitant la dégradation causée notamment par l’humidité.

L’étanchéité à l’air

isolation des combles avec étanchéité à l'air et gestion des ponts thermiquesComme pour une maison neuve, l’étanchéité à l’air représente jusqu’à 25% de sur-consommation sur votre note de chauffage. Il est facile de se rendre compte quand une maison présente des fuites d’air: impression de froid, pas de confort, on sent l’air froid quand on s’approche des fenêtres, on sent l’air froid quand on approche sa main des interrupteurs ou des prises, on entend très fort les voitures qui passent dans la rue etc.

Tous ces point peuvent être traités avec les remèdes adéquats. Cela passe d’abord par une connaissance de la mise en oeuvre des matériaux adaptés (scotches, vapeur etc), mais aussi par une fine connaissance de la physique du bâtiment.

L’étanchéité à l’air autour et au pourtour des menuiseries est un grand classique: les menuiseries d’un certain âge, même avec double-vitrage, n’avaient pas pour but d’être étanches à l’air. De plus, le mode de pose des menuiseries il y a 15-20 ans ne se souciait absolument pas des pertes d’énergie induites par une étanchéité à l’air plus qu’approximative.

Autre grand classique: le froid par les interrupteurs. Jadis, les compteurs électriques se situaient dans le garage, dans l’atelier, dans la cave. Autant dire: partout sauf en zone isolée, ce qui ramenait l’air froid à l’intérieur de la zone isolée lorsque celle-ci est chauffée, en dépression. Il est à déplorer que certains constructeurs, aujourd’hui, appliquent toujours ces techniques déviantes d’un ancien temps…

La traque des ponts thermiques

Pont thermique mur maçonnéUn pont thermique (« pont de froid » comme disent les canadiens) est une zone de faiblesse dans l’isolation qui présente une variation de résistance thermique suffisamment forte pour exposer le bâti à des désordres dans le futur. On trouve généralement des ponts thermiques lorsqu’il y a changement de résistance thermique, donc changement de matériaux: interface dalle/mur, interface menuiserie/mur etc.

La conséquence des ponts thermiques est l’apparition d’un point de rosée, donc de l’humidité dans le bâtiment qu’on ne voit pas de prime abord, mais qui devient très gênante au fil du temps au point de dégrader la construction. Il ne faut donc pas les traiter à la légère !

Rien de tel qu’un exemple: la photo ci-contre montre les ponts thermiques existant dans un mur de brique: en bleu, les zones froides(correspondent à la partie isolée de la brique, de l’air immobilisé), et en rouge les zones chaudes (donc de la chaleur de l’intérieur de l’habitation qui est conduite à l’extérieur par les joints maçonnés).

Exemple de pont thermique: prenons une maison maçonnée, non isolée pamoisissures sur appui de fenêtre béton, dues aux ponts thermiquesr l’extérieur, isolée par l’intérieur en laine de verre comme on le faisait il y a 3 ans encore, sans prendre en considération la notion de confort, d’économie d’énergie, de santé des occupants, de durabilité du bâti. Les occupants de cette maison avaient 2 choix: soit ne pas chauffer (et avoir froid), soit chauffer (mais avoir froid quand même, et avoir des moisissures au niveau des ponts thermiques). La photographie suivante montre les ponts thermiques induits par l’appui de fenêtre. Cet appui en béton massif conduit les frigories de l’extérieur vers l’intérieur. Le contact entre une masse froide et l’air intérieur plus chaud provoquent une condensation, donc une zone humide côté zone chauffée, soit un microclimat propice au développement de moisissures.

Les isolants

Nous recommandons naturellement des produits naturels pour isoler, que ce soit en intérieur ou en extérieur. L’intérêt de ces isolants est qu’ils peuvent supporter de l’humidité ou un point de rosée à l’intérieur de la couche isolante sans pour autant être dégradés définitivement.

Un choix de 120 mm d’isolation des murs est considéré comme acceptable, puisqu’il garantit une température de surface des murs extérieurs de 19 °C environ, par température extérieure de -10 °C. Pour la toiture / les rampants, une bonne épaisseur est également recommandée avec un minimum de 200 mm. Ce sont d’ailleurs les épaisseurs d’isolant retenues pour le crédit d’impôt.

Isolation par l’extérieur

ITE isolation par l'extérieur en laine de bois raillage bois bardageEncore appelée ITE, cette technique extraordinaire permet de:

  • rendre son logement énergétiquement performant, en offrant un très bon traitement des ponts thermiques
  • protéger des variations climatiques,
  • ne pas modifier la surface habitable intérieure,
  • de re-dynamiser l’esthétique du bâti

L’idéal est de changer une menuiserie trop vieillissante. En effet, une fois que les murs ont été rendus performants par l’isolation, les menuiseries deviennent défaillantes, et le pont thermique qui en résulte induit une condensation autour des menuiseries (moisissures etc.).

Pour une rénovation thermique de construction bois, l’isolation peut être effectuée par l’extérieur. Seules exceptions :

  • les maisons à colombage, qui perdraient tout leur charme en étant recouvertes,
  • les zones de conservation du patrimoine et les bâtiments avec des façades historiques, soumises à une réglementation spécifique.

Isolation de toiture

Isolation rampants pare vapeur étanchéité à l'air scotches adaptés

Il est également possible d’isoler un bâtiment par l’intérieur, en sous-oeuvre. Sans oublier les composantes étanchéité à l’air, ponts thermiques.

Aussi possible, l’isolation d’une toiture par l’extérieur: si la charpente peut supporter le poids des isolants, on peut découvrir une toiture, isoler entre pannes et chevrons par l’extérieur, puis reposer la couverture. L’avantage manifeste est de pouvoir conserver les volumes intérieurs.

Par le biais des matériaux isolants naturels/pare-vapeur/scotches adaptés, il est possible de rendre propre à l’habitation un grenier ou des combles en les isolants.

Combles perdus

Isolation comble aménagé ouate de celluloseDans le cas de combles perdus (toiture froide), il est aussi possible de souffler un isolant sur un complexe étanché à l’air et qui isole le plafond de la zone à isoler. Il est possible de combiner cette isolation avec la réfection d’un plancher pour utiliser la zone préalablement « perdue » en grenier.

 

bardage bois

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