Ventilation

Obligatoire !

Le caractère nécessaire et obligatoire du renouvellement de l’air à l’intérieur de l’habitation – et surtout ses conséquences structurelles en cas d’absence – est indiscutable, aussi bien en maison bois neuve (qui permet de maîtriser complètement le niveau d’étanchéité à l’air de l’enveloppe) qu’en rénovation (si il y a agrandissement, changement de menuiseries ou autres, il faut redimensionner le système de ventilation existant). Et ce, même si vous pensez que vous ouvrez suffisamment vos fenêtres un petit peu chaque jour.

Il existe 2 principaux modes de ventilation:

  • La ventilation double flux avec récupération de chaleur est un système procédant par soufflage d’air neuf dans les pièces principales, aspiration d’air vicié dans les pièces humides avec un échangeur de chaleur entre les flux d’air neuf et d’air vicié. Le coût de ce dispositif peut aller de 1300 à 3700 € par logement. Il a l’avantage de pouvoir faire circuler un grand débit d’air neuf dans le logement sans en être excessivement pénalisé au niveau énergétique, sans rejeter à l’extérieur les calories de l’air intérieur.
    Inconvénient:  sa consommation d’électricité par rapport à une ventilation double flux est environ 2,5 fois plus importante. Mais il existe aujourd’hui des ventilateurs à très faible consommation appelés « microwatt ».
  • La ventilation simple flux procède par dépression: introduction de l’air neuf par les menuiseries des pièces principales, et extraction par aspiration de l’air vicié.
    Dans la version  VMC simple flux hygroréglable (type A), il est possible de conserver des entrée d’air autoréglables classiques (ou déjà en place si réno, et si compatibles avec l’avis technique en cours) qui régulent le débit en fonction de la différence de pression à laquelle elles sont soumises.
    Dans la version VMC simple flux hygroréglable (type B),  les bouches d’entrée et d’extraction d’air sont munies de bandelettes hygro sensibles capables de détecter le niveau d’humidité (fortement corrélé avec la présence) dans le logement et de moduler le débit en fonction de ce niveau d’hygrométrie. Lorsque le logement est vide le débit est très faible.
    Avantage : facilité de pose et le coût. Mais c’est une solution qui tire ses économies d’énergie de la réduction des débits de ventilation, or il faut savoir que la réduction de ces débits n’est pas très opportune actuellement, compte tenu des produits, gaz et COVs qui sont présents dans les logements (aménagement, finitions), de manière persistante dans le temps.

En neuf ou en rénovation, il faut passer par un dimensionnement aéraulique (puissance, conduits, sorties), mais aussi acoustique. Et surtout: attention à la maintenance, entretient et visites !

Conséquences

Suivant les dispositions constructives, le manque de ventilation d’un local, d’un plancher, d’une charpente peut occasionner l’apparition d’agents d’altération biologique du bois: champignons et/ou insectes.

Les champignons ne s’attaquent qu’à des bois dont l’humidité est > 25%, sur des bois dont la classe d’emploi n’a pas été adaptée à leur destination. On distingue:

  • les champignons lignicoles (moisissures ou bleuissement) qui se développent en surface du bois uniquement, et n’occasionnent que des dégâts esthétiques
  • les champignons lignivores (ou champignons de pourriture) qui dégradent les constituants de la paroi cellulaire du bois et provoquent des pertes de matière, donc de propriété mécanique et structurelle. Il existe la pourriture cubique (ou pourriture brune) qui attaque les résineux (le bois se décompose en cubes profonds irréguliers et prend une teinte foncée. Ils se développent sur des conditions d’humidité optimales de 30 à 40%), la pourriture fibreuse (ou pourriture blanche) qui attaque principalement les feuillus (le bois ramollit et se décompose en fibrille en profondeur et prend une coloration très claire. Se développe à partir de 35-40% d’humidité), la pourriture molle (se développe dès 50% d’humidité sur les feuillus principalement, et la surface des bois devient très foncée, presque noire et se craquelle en petits cubes réguliers, la texture du bois est ramollie).

bardage bois

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